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27 Novembre 2010 On dira ce qu'on voudra, mais voyager seul offre cette espace que j'appellerai "Prendre le temps de vivre..." En somme, suivre ses envies... aller à droite puis à gauche, s'asseoir sur son sac un temps indéfini...
Ce matin, après deux jours sans me laver, je me dis que les deux mouches coincées entre ma moustiquaire et ma toile de tente ne sont pas là par hasard. J'hésite dans les supposition de leur présence : Ma propre odeur, celle de mon duvet, ou bien les céréales que j'ai mangé hier soir...? L'autre jour, pareil. Je redescendais d'un sentier trop pentu pour moi, près du Lago Moreno, quand je croisais un troupeau de vieux, un mâle entouré de femelles. Nous palabrions quelques instants et il m'affirmait qu'en France nous faisions d'excellents parfums, peut-être les meilleurs du Monde ; appuyé par sa femme : "Sans doute parce que les Français ne se lavaient pas". Ce que je confirmais, revêtu de mon odeur de trois jours, en stipulant qu'aux jours d'aujourd'hui ce n'était plus le cas mais que ça le fut à l'époque de Louis 15, Louis 16. "Un bain par mois, voire un par an".
Enfin, si vous tenez vraiment à savoir pourquoi je me lave si peu, et bien jugez par vous même : Dans les coins où je me trouve, ce n'est pas l'eau qui manque, on rencontre des rivières un peu partout. Cependant, je vous tire mon chapeau jusqu'à mes bottes si vous parvenez à rester immergé entièrement dans la rivière plus de 10 secondes ! Ce matin, j'en sautillais d'émotion à me laver _ et à me rincer_ entièrement...!! Tags associés : mouches
Mardi 28 Décembre 2010Poster un commentaire
Osorno... mmh... pas top. Entre Lagos. C'est mieux. Je campe en plein champs, loin des maisons et de la route. Il fait déjà nuit noire. (On apprécie d'autant plus de marcher dans la bouse la nuit, du fait de l'attention que l'on porte à éviter la chute et les barbelés) 8h30 le lendemain, je sors la tête au son des tracteurs qui passent... Ah, ça y est, y en a un qui s'arrête... les ennuis arrivent. Le type ouvre la clôture, rentre avec son tracteur et commence à couper l'herbe. Bon, là, faut que je décanille. Ayant fait le tour, moi ayant écarté toutes mes affaires, le type arrête son engin à ma hauteur, ne me rend pas mon salut, sort son portable, me prend en photo et repart. Je le regarde avec incompréhension et finis par me dire qu'il n'y a pas qu'en France que l'on trouve des gens vieux, et cons. (Viejos boludos) J'étais pourtant prêt à lui expliquer, lui présenter quelques excuses, voire à lui lâcher un billet. Tags associés : Osorno
Mardi 28 Décembre 2010Poster un commentaire
25 Novembre 2010 Bus VIlla Angostura ->Chile En montant à bord j'apprends que je vais devoir sans doute jeter toutes mes provisions... : lentilles, polenta, nouilles, thé (boldo et un autre pour la gorge... dégueu), et le "pire" : 4 bananes, 3 pommes, 1 clémentine, 2 poires, 1 oignon, des carottes, 3 tomates, mon café. Et le plus affreux : MON PAIN et quelques grissinis d'ici... Pouaaah ! Quelle tristesse !! Font chier ces douanes !
Ca y est, la douane est passée. Ils ont jeté que les carottes, l'oignon et les deux tomates (j'ai goulé la troisième et distribué mes fruits aux autres passagers) Ils m'ont laissé mon pain (salvateur de vie) et les grissinis. En somme, ils ont inspectés que mon bagage à main... et cette inspection légère m'a porté chance ! Car en déclarant "camping", avec une certaine ambigüité, ils auraient pu fouiller mon bagage de soûte contenant mon réchaud, à moitié rempli de naphte, et le reste de mes provisions. Au lieu de ça, ils m'ont juste fait refaire la feuille de déclaration que j'avais copieusement gribouillé. ->Dernier de la file, je me dis que l'on me demande souvent des trucs supplémentaires ! ... Nota : ils ont pris aussi ma tisane pour la gorge. Renota : c'est sans regrets, elle était dégueu. Tags associés : douane
Mardi 28 Décembre 2010Poster un commentaire
24 Novembre 2010 13h30 Une fourmi noire descend de l'arbre pendant qu'une autre monte. Une légère brise me caresse le visage, un rayon de soleil me réchauffe la joue gauche. Je suis accoudé à une barrière en pleine forêt séculaire. Je contemple quelques oiseaux type hirondelles qui virevoltent en décrivant de grands cercles, car à 1,20 m de moi s'ouvre un gouffre vertigineux d'environ 150 mètres où batifolent en sautant de rocher en rocher les eaux d'une rivière. Je me trouve en plein territoire Mapuche, au Nord de Villa Angostura, direction Cascada Inacayal.
Au fond, l'eau y est rafraîchissante et déshaltérante... "qui boit l'eau de la rivière en adopte ses coutumes." En haut, après une traversée pieds nus...brrr...! Une vue spectaculaire : La chute, le gouffre au manteau d'arbres centenaires, une autre montagne, quelques points blancs, le lac, les sommets enneigés... Tags associés : gouffre
Lundi 27 Décembre 2010Poster un commentaire
Samedi 11 Décembre 2010Poster un commentaire
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